Une pratique devenue quasi systémique

Près de 80 % des hôpitaux du NHS dotés d’urgences utilisent désormais le corridor care, c’estàdire la prise en charge de patients dans des couloirs, cafétérias, salles dattente radiologiques ou pièces improvisées.

En 20242025, plus de 532 000 patients ont été soignés dans ces zones non dédiées, contre 448 356 lannée précédente.

Des aménagements d’urgence… qui deviennent permanents

Les hôpitaux installent dans les couloirs :

• lavabos portables, éclairage, chauffage, prises ;

• toilettes improvisées ;

• équipes infirmières dédiées ; 

• « chaises de tri temporaires » pour patienter en attendant un lit.

Certains établissements ont même transformé durablement des couloirs ou des cafétérias en zones de soins.

Impact grave sur la qualité des soins

Les professionnels alertent sur des risques majeurs :

• examens cliniques dégradés et diagnostics retardés ;

• confidentialité impossible ;

• accès difficile au matériel de réanimation, notamment en cas d’arrêt cardiaque ;

• décès survenus dans les couloirs ;

• épuisement moral des soignants, qui jugent ces conditions « indignes ».

Un symptôme d’un système en crise profonde

Pour les experts cités :

• le corridor care n’est plus une réponse ponctuelle à une affluence exceptionnelle ;

• il révèle un déséquilibre structurel touchant l’hôpital, la médecine de ville et le médicosocial ;

• il devient la norme, faute de moyens et de réformes de fond.

Une réponse politique jugée insuffisante

Le ministère de la Santé britannique promet de publier des données nationales et reconnaît que personne ne devrait être soigné dans un couloir.

Mais les professionnels restent sceptiques : aucune mesure structurelle n’est annoncée pour résoudre durablement la crise.

Conclusions :

Nous devons rester vigilants sur nos propres pratiques afin d'éviter cette dérive délétère pour les soignants et les patients.

Sources : medscape.com (article initialement paru sur jim.fr)

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